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.L’Union Départementale des Sous Officiers en Retraite du Pas De Calais (UDSOR 62), l’Office National des Anciens Combattants, et le Collège Notre-Dame de Berck-sur-mer ont organisé une cérémonie mémorielle, ce dernier week-end, avec le concours de la ville et l’association Mémoire et Paix .

 Après un office religieux et une cérémonie au Cimetière militaire, tous se sont rendus à l’exposition très fournie sur le Premier conflit mondial, au Kursaal.

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Les personnalités, puis près d’un millier de visiteurs dont notre Ami d'Hom.arts, Jean-Pierre Hagneré, ont pu y découvrir les différents panneaux traitant du conflit en France, de la vie des poilus au front, des armes nouvelles comme l’aviation et les blindés, de l’engagement des troupes de l’Empire colonial…mais aussi de quelques événements régionaux comme le bombardement de Boulogne, les hôpitaux permanents et temporaires de Berck qui était devenue une grande ville de soins, à l’arrière du front.

Bien entendu, on y trouvait aussi le défilé de la victoire et le bilan de cette guerre. Une hécatombe qui a fait 1 victime sur 27 en France, 1 sur 30 en Allemagne, 1 sur 57 en Angleterre…

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« Nous avons fait cette exposition un peu avant l’année officielle du centenaire de la déclaration de guerre, a expliqué Jean-Paul Delattre, président de l’UDSOR 62, afin de sortir de la multitude des manifestations qui se dérouleront en 2014. Grâce à Yves Lejeune, nous y avons associé les collégiens de Notre Dame afin transmettre le devoir de mémoire. Cette exposition est d’ailleurs destinée à être prêtée l’an prochain. »

Sans créér un nouveau conflit, cette exposition avant l’heure n’a pas fait l’unanimité parmi toutes les personnes impliquées dans le monde militaire, à commencer par les médaillés militaires eux-mêmes qui auraient préféré voir cette manifestation programmée pour l’an prochain.

D’autres, aussi, auraient souhaité que l’on fête la fin du conflit, en 2018, plutôt que son début…

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« Au lieu de rappeler le conflit que tout le monde connaît, suggérait Jean-Max Gonsseaume, un autre Ami d'Hom.arts, pourquoi ne pas établir un circuit descriptif des hôpitaux temporaires dans la ville, mais aussi restaurer et protéger quelques monuments, comme celui des infirmières, au milieu du cimetière. »

Qu’est-ce que cette guerre a apporté à Berck ? Voilà pour lui une idée d’expositions dans les quatre années à venir, avant de fêter l’armistice. Le développement de la chirurgie de guerre mais aussi civile, la multiplication des structures d’accueil des blessés et des malades, la création d’entreprises paramédicale (appareillages), l’ouverture des écoles d’infirmières, d’ ergothérapie…et le boom du développement de l’économie locale, dans la première partie du vingtième siècle !

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« Ce conflit a été aussi le début de la fin de la marine de pêche berckoise, termine Jean-Max. Berck avait alors la plus importante flotte d’échouage de France. »

Soit de quoi bien occuper les mois à venir pour les historiens locaux, comme Yves Lejeune, Michel Troublé…et le greeter Jean-Max Gonsseaume.

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ECLAIRAGE :

Un "Livre d’argent" a été offert aux personnalités présentes.

Ce document reprend les noms de 24 000 soldats décédés dans la région durant cette guerre et provenant du Canada (Vimy), des Etats-Unis (Escadrille La Fayette), de Grande Bretagne (Hythe, Etaples, Le Touquet et Neuville sous Montreuil), du Portugal (Boulogne sur Mer), de Chine ( les travailleurs chinois de Saint-Étienne au Mont et Noyelles-sous-lens) , et bien entendu de France (45 communes du Sud de la Côte d’Opale et les carrés militaires de Berck et de Quend).


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