*01.LES MISERABLES JCR N°3.. 29.07.10 027

 

LA VIE DES FORCATS AU BAGNE AU XIX ème SIECLE:

Les forçats arrivaient enchaînés par le cou, en groupes de 24, les cordons ou cadènes, sur des haquets.

 

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  À leur arrivée, ils étaient tondus, vêtus d’une casaque de laine rouge, d'un gilet de laine rouge, d'une chemise de toile blanche, d'un pantalon de toile jaune et d'une paire de souliers ferrés sans bas.

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  Ils portaient aussi un bonnet de laine, dont la couleur indiquait la durée de la condamnation : le bonnet rouge pour les condamnés à temps et le bonnet vert pour les condamnés à perpétuité.

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  Une plaquette de fer-blanc, portée sur la casaque, le gilet et le bonnet, indiquait le matricule du condamné.

 Ceux qui travaillaient dehors recevaient également une vareuse de laine grise.

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  Ensuite, on enchaînait, ou “accouplait” (en argot on appelait cela le mariage) les forçats deux à deux, toujours un “ancien” à un nouveau venu.

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*Pour cela, on rivait une manille autour de la jambe droite du condamné.

 À la manille, on rivait une chaîne de neuf maillons d’environ 16 centimètres et lourde de sept à onze kilos, que l’on fixait à sa ceinture .

 

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*On réunissait les deux chaînes par trois anneaux de fer, appelés organeaux.

Deux forçats ainsi accouplés étaient appelés chevaliers de la guirlande.

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  *Un forçat qui montrait une bonne conduite pouvait, après quatre ans, être mis à la chaîne brisée, aussi appelée la demi-chaîne : on rompait les organeaux .

Le forçat ne gardait ainsi que la moitié de la chaîne, c'est-à-dire neuf maillons, d'où l'expression.

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*Cependant, on continuait à l’enchaîner pendant la nuit.

Chaque matin et chaque soir, les bagnards devaient tendre leur jambe au rondier, qui frappait les fers avec un marteau.

Ainsi, par le son que ceux-ci faisaient, le gardien savait si une lime avait mordu le métal.

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Les forçats couchaient sur des grands bancs de bois, au bout desquels se trouvaient des anneaux de fer auxquels on les enchaînait pendant la nuit.

On n’accordait des couvertures ou des matelas qu'aux condamnés ayant une bonne conduite.

 Les salles n’étaient chauffées que pendant les plus froids mois de l’hiver.

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La nourriture se composait de pain noir, de fèves, de légumes secs et, les jours des travaux, de viande et de vin.

Il était également permis de s’acheter des rations supplémentaires.

Les forçats travaillaient à des tâches différentes.

Le travail était divisé entre Grande Fatigue et Petite Fatigue.

 La Grande Fatigue correspondait au travail sur le Port de commerce, dans l'arsenal, à la corderie, aux fourgons, dans les ateliers de serrurerie ou les carrières.

Une lettre sur la casaque indiquait le lieu de travail.

Un forçat de bonne conduite, pouvait travailler à la Petite Fatigue soit : dans l’hôpital, dans la cuisine ou, s’il savait lire, dans quelques bureaux du bagne.

 

 

Les forçats se levaient l’hiver à six heures, l’été à cinq heures, et commençaient le travail une heure plus tard, ceci jusqu’à midi .

Ils déjeunaient dans leur salle pendant une heure.

Puis, ils reprenaient le travail jusqu’à huit heures du soir , en hiver ou jusqu’à neuf heures , en été.

Après le souper, extinction des feux.

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